À Grenoble, le mois de juin sera décolonial !

Juin 2021 sera, à Grenoble, le « Mois décolonial ». Plusieurs associations wokistanaises se sont coalisées pour proposer des événements « Pour l’émancipation, l’écologie et la justice sociale », avec le soutien de l’université de Grenoble, de Sciences po Grenoble et la municipalité.

Le manifeste de l’opération, publié sur le site Mixarts.org, est éloquent sur la tonalité des événements qui se dérouleront au bord de l’Isère, avec des intervenants prestigieux tels que le chercheur indépendant et militant anticapitaliste Mathieu Bigouste, la politologue indigéniste Fatima Ouassak, le sociologue des dominations Saïd Bouamama, notre illustre égérie Rokhaya Diallo, qu’on ne présente plus et qui devrait compenser le bilan carbone de ses aller-retours aux États-Unis en animant un atelier sur le thème Écologie et Indigénisme, l’anthropologue doctorant post-colonial Pierre Jérémie Piolat, l’historien panafricaniste Amzat Boukari-Yabara, l’humoriste panafricain Lenny M’Bunga, le rappeur Edgar Sekloka, la philosophe Selova Luste Boulbina ou encore le danseur et chorégraphe Zora Snake.

« Printemps arabes, Black Lives Matter, Me Too, affaire Adama Traoré, manifestations pour l’environnement, la dernière décennie est secouée par une furieuse et réjouissante envie d’en finir avec le mépris. Partout dans le monde, les peuples expriment leur désir d’émancipation, de liberté, de renouveau. Partout, cette énergie stimulante et cette dynamique salutaire sont confrontées aux postures défensives d’une minorité bien assise, arc-boutée sur ses privilèges hérités d’un autre âge.
C’est dans ce contexte que nous souhaitons proposer des espaces d’expression pour celles et ceux qui proposent une lecture différente, interrogent notre manière de faire société et luttent contre les assignations.
Au travers d’un geste artistique et une parole intellectuelle, scientifique, universitaire et citoyenne, nous porterons un regard sur un monde bouleversé par les revendications de véritables changements de paradigmes. Nous valorisons celles et ceux qui portent une parole innovante, politique, contemporaine et pertinente dans le domaine des luttes contre toutes les formes de dominations qui produisent rejets, destructions et discriminations. Domination de l’homme sur l’homme, de l’homme sur la femme, de l’Homme sur l’animal et la nature.
Pour la première édition de cet évènement, nous nous attacherons à déconstruire l’imaginaire colonial. Cet héritage du passé qui constitue le socle d’un racisme et d’une violence encore trop prégnante dans notre société. Pour en finir avec cet héritage et construire un nouveau modèle de société plus juste, il convient de faire face à ce sujet et de nous interroger sans équivoque.Les structures locales Contre Courant (association étudiante de Sciences Politiques), Mix’Arts (association culturelle et d’éducation populaire), PEPS (mouvement politique et d’éducation populaire d’écologie sociale et populaire) et Survie (association de lutte contre la françafrique) s’associent pour proposer un mois d’événements à prix libre, à Grenoble et dans l’agglomération, pour tenter, ensemble, de déconstruire l’imaginaire colonial. »

Saluons pour son soutien Éric Piolle, le courageux et visionnaire maire de Grenoble, ainsi que l’université de Grenoble et Sciences po pour leur participation à cette initiative collective qui annonce de beaux moments de libre expression, de débat pluraliste, de célébration et d’expérimentation des nouveaux modes de vivre-ensemble prônés par le Parti wokistanais.

Mise à jour à 19:24

Nous avons appris dans la journée, devant la polémique lancée par la presse réactionnaire et ennemie du peuple, que la municipalité s’était désolidarisée de l’événement :

Depuis, les accusations pleuvent dans tous les sens, de ceux qui estiment qu’Eric Piolle ment en affirmant que la ville n’était pas partenaire de l’événement à Rokhaya Diallo, qui accuse les polémistes de pratiquer la cancel culture mais aussi la ville de Grenoble, l’IEP et l’université d’avoir lâchement désavoué l’événement en raison de sa présence annoncée.

Taha Bouhafs, également invité, est intervenu sur le même thème :

Auteur : Estielle Madmarx

Je suis synthèse de toutes les minorités opprimées, vecteur de leurs luttes, garant de leur bien et avant-garde éveillée sur le chemin du monde d'après.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s