À Lyon, on travaille à des pistes cyclables « inclusives » et « non genrées »

À Lyon, on travaille à des pistes cyclables « inclusives » et « non genrées »

Ces derniers jours, Fabien Bagnon s’est félicité sur Twitter du bilan des passages quotidiens de cyclistes en forte hausse dans la Métropole de Lyon mais aussi évoqué des « pistes non genrées et donc inclusives ». Une notion qui a alerté la journaliste Emmanuelle Ducros.

Ainsi que de l’explosion des locations de Vélo’v. Le vice-président de la collectivité chargé des Mobilités actives et de la Voirie a également évoqué, au détour d’une réponse à un internaute, des « réunions techniques avec les équipes des Voies Lyonnaises [l’ex Réseau Express Vélo, ndlr] pour concevoir des pistes non genrées et donc inclusives ».

Une piste cyclable serait donc généralement genrée ? Et les cyclistes hommes seraient privilégiés par rapport aux femmes ? Un utilisateur de Twitter se demandait alors grivoisement si une piste non genrée était une piste dépourvue de bittes.

Un aparté qui a retenu l’attention de la journaliste Emmanuelle Ducros, presque aussi accro à Twitter que ne l’est Fabien Bagnon, et qui s’est (légèrement) moqué de l’élu écologiste.

Fabien Bagnon s’est alors fendu d’un thread pour expliquer le travail de la Métropole de Lyon sur ces pistes inclusives et non genrées.

« Quand on parle d’inclusivité, c’est la possibilité d’avoir des pistes cyclables suffisamment larges et sécurisés pour permettre à des personnes en fauteuil roulant de se déplacer avec leurs vélos adaptés. Ou des familles de se sentir libre de circuler avec leurs enfants », débutait le vice-président de Bruno Bernard.

Fabien Bagnon poursuivait sur le caractère probablement le moins évident pour le public, à savoir le genre d’une piste cyclable : « Quand on parle d’aménagement non genré, on cherche à identifier ce qui peut freiner son utilisation par un genre. Est-ce  un problème d’éclairage nocturne ? Est-ce que la piste est monopolisée pour des usages sportifs principalement masculins ? C’est une réflexion que l’on a aussi pour les vélos en libre-service, pour qu’ils soient le plus adaptés et égalitaires possibles. »

Des explications un peu plus claires mais qui n’ont pas du tout convaincu Emmanuelle Ducros. La journaliste a conclu sèchement : « Arrêtez de vous moquer du monde. Il s’agit avant tout d’une question de sécurité des installations qui est une nécessité pour tous. Faites simplement votre boulot d’élu pour tous. »

Source : Lyon Mag, 7 juin 2022.

Auteur : Gabriel des Moëres

Vieux gaulliste, républicain exigeant, humaniste et conservateur.

3 commentaires

  1. La Petite Reine est par définition discriminante. D’abord on ne vise que les reines et pas les rois. Ensuite on oublie le tiers-état. C’est vrai quoi, pourquoi on ne dit jamais La petite ouvrière ?
    Et je ne parle pas du fait qu’on dise UN vélo, UNE bicyclette mais que rien n’est prévu pour les non genrés. J’exige d’écrire une.e bicycle.tte.
    WOKISTAN VAINCRA !

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